BROZE
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Histoire de Broze

 

 

 

Au Moyen-Age, le village de Broze possédait des défenses naturelles renforcées par un fossé creusé dans le roc qui le protégeait au nord-ouest.

 

Les maisons étaient groupées autour du château et resserées dans une enceinte de murs percée d'une seule porte.

 

Cette porte, en ogive, subsiste encore, et le bâtiment accolé, actuellement la Mairie, comporte des vestiges de cette époque constitués par des fenêtres avec plate bande et arc en accolade.

 

Jusqu'à une époque récente, il restait encore, comme vestige du château, un appartement souterrain creusé dans le roc avec une voute ogivale, situé à coté de l'actuelle chapelle.

 

Dans les années 1970, des fouilles furent entreprises au coeur du village et mirent à jour, à l'emplacement actuel du parking jouxtant la chapelle, des tombeaux datant de l'époque mérovingienne.   (6ème siècle après JC).

 

De nombreux silos à grain, creusés dans le roc, furent découverts sur ce même emplacement ainsi qu'à l'intérieur des batiments environnants.

 

Outre des ossements, divers objets ont été découverts, tels que des poteries, des bijoux.

 

Des tombeaux creusés dans le roc furent mis à jour.

 

Ces découvertes témoignent d'une occupation fort ancienne du village de Broze.

 

L'église du château a été détruite,  il n'en reste qu'un seul vestige constitué par une crédence avec arc en accolade, ornée de crochets et surmontée d'une croix inscrite dans un fleuron quadrilobé, adossé au mur du cimetière actuel.

 

En 1388, les Anglais occupèrent le château de Broze.

 

Durant nos luttes religieuses et civiles des XVIe et XVIIe siècles, Broze joua un rôle important dans la région.

 

En effet, les catholiques, chassés de Gaillac par les protestants en septembre 1568, y trouvèrent d'abord un refuge, puis, unis aux catholiques des villages voisins, reprirent l'offensive et, pendant plus d'une année que dura l'occupation de Gaillac par les protestants, ne cessèrent de lancer des expéditions en vue de reconquérir la ville de Gaillac.

 

La paix de 1570 rouvrit les portes de Gaillac aux catholiques.

 

L'histoire doit conserver  le surnom de ces soldats catholiques qui occupaient le château de Broze: on les appelait " les châtons de Mosieis".

 

La Seigneurie de Broze appartenait, au XVIe siècle, à la famille d'Hébrail de Lacourtade, qui possédait aussi la seigneurie de Rivières depuis l'année 1313.

 

Bertrand d'Hébrail, sieur de Dalon et de Lacourtade, est indiqué comme seigneur de Broze dans le cadastre de l'année 1597.

 

Ses biens avaient été déclarés nobles par une sentence du sénéchal de Toulouse de l'année 1547, à charge pour lui de payer à la communauté de Cahuzac une albergue de 20 sous.

 

A la mort de Bertrand d'Hébrail, cette terre fut partagée entre ses enfants, le  chevalier de Dalon et Jean d'Hébrail, qui était le seigneur de Lacourtade.

 

Ce dernier démembra , en 1668, la moitié de la forêt de Broze, contenant 50 seterrées.

 

Les deux parts de la terre de Broze rentrèrent ensuite dans les mêmes mains, mais elles furent de nouveau séparées en 1720 par le Marquis de Lusignan, héritier de Gaspar d'Hébrail, Comte de Dalon, son oncle, qui en vendit la moitié, pour une somme de 20.000 livres, au Sieur De Castanier.

 

La marquise de Poulpry, née De Castanier, acquit, en 1771, la part du Marquis de Lusignan, et eût ainsi l'entière seigneurie.

 

Elle vendit, en 1786, à Monsieur Fos de Laborde, toutes ses possessions en Albigeois.

 

                                                                    ***

 

Crédence avec arc en accolade, ornée de crochets et surmontée d'une croix inscrite dans un fleuron quadrilobé, adossée au mur du cimetière actuel.

Nombre d'habitants recensés:

1891:   147

 

1982:     97

 

1999:     93

 

2006:   107 

 

2015:   112

 

2018:   116

 

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